April 21, 2010

Pop Statement

La grandeur d’une popstar se mesure non pas à son talent, mais à l’usage qu’elle fait de ses cheveux -ce que Glee a baptisé “hairography”.

L’onde de choc qui a suivi le rasage de crâne de Britney (quel jour ATROCE) (trois ans et deux mois déjà) (je ne m’en remettrai jamais complètement) me donne raison. En sacrifiant ses hideuses extensions noirâtres, Britney se séparait également de sa Grandeur et, car c’est de cela qu’il s’agit, de sa Puissance. En 2007, ce n’est pas son oeil fou ou les sévices qu’elle infligeait à ses gosses qui trahissaient sa démence, mais bien le fait qu’elle porte les extensions à deux sous  commercialisées par Jessica Simpson. A l’inverse, la première étape de son come-back consista à lui rendre son auguste blondeur. [Le fait que Britney ait les cheveux gras cinq minutes après être sortie du salon de coiffure ou dégueulasses après cinq minutes de concert est un autre problème, anatomique et non plus symbolique.]

En revanche, Britney n’a jamais véritablement changé de style capillaire. Madonna, elle, revoyait sa coiffure à chaque “réinvention” (façon pédante de désigner un relooking pas toujours convaincant). Lady GaGa a transcendé la fonction du cheveu et en a fait un accessoire à part entière, ne reculant devant aucune trouvaille (le noeud de Minnie, le téléphone old-school) et aucune couleur (urine sèche de tournesol, récemment).

Attention! Il faut manipuler le cheveu avec autant de précaution que d’humour. Les dernières expérimentations de Rihanna en la matière la font plus passer pour une abrutie que pour une icône avant-gardiste. La popstar sans conviction capillaire forte privilégiera un look plus conventionnel et s’attachera à la brillance et à la souplesse du crin, qui ravira toujours l’oeil à défaut de le surprendre. Exemple: Cheryl Cole. En dernier recours, les perruques sont préconisées, mais le discours médiatique peut en devenir confus. Voyez Beyoncé, toujours au four et au moulin, qui vantait les mérites des colorations L’Oréal tout en arborant chaque jour une nouvelle lace-wig. De même, Whitney, lorsqu’elle était défoncée du matin au soir, n’était même plus fichue de mettre sa perruque correctement -ça fait assez mauvais genre.

En 2004, on reconnaissait même la popstar en stand-by à ses cheveux, ramassés en un chignon-palmier californier hideux (et généralement accompagné d’un survêt’ Juicy Couture).

Fort de tous ces constats, je prends un soin infini de mes propres cheveux. Le hair flip sera à ma légende ce que le moonwalk est à celle de MJ! 

Strike a Pose

I couldn't help but wonder...