(Ugly) Betty
Vous n’êtes pas sans savoir que mercredi dernier, 14 avril de l’an 2010, Ugly Betty a pris fin après quatre petites saisons. Quelques bullet points sur one of the greatest shows of our times, comme diraient les nanas du NY Mag.

- Betty: le chemin fut long, accidenté (au hasard: le relooking désastreux en Betty from the Block (1X03)), mais Betty a réussi sa métamorphose en jeune femme sophistiquée. De ce point de vue là, la série, ne justifiant plus du tout son titre, ne pouvait que s’arrêter. Elle a certes lancé son blog très PC mais, même à Londres, elle bosse pour un magazine de mode: la petite Suarez veut changer le monde, mais assez mollement, en fin de compte. +1000 pour le réalisme.
- Marc: sans doute le meilleur personnage gay de l’Histoire -non pas que ce soit un exploit: les homos sont toujours insupportables dans les séries TV (Keith/David de Six Feet Under, le gay indu dans Dawson, l’ensemble des héros de Queer as Folk -ce pourrait faire l’objet d’un autre billet). Je n’oublierai jamais sa petite Ventoline strassée et ses blazers mauve (il était assez irrégulier niveau look, mais toujours audacieux). Je lui ai piqué la plupart de ses expressions, parmi lesquelles: Oh my Lady GaGa; Dinner with Tara Reid, breakfast at free clinic; Oh my god, I know, BABEL, what’s Babel? Dreamgirls was a cinematographic achievement; Enough of the vagina monologue; Another classic on the Betty Suarez’s wall of shame; Did you see her facelift? Laaaaawsuit!. AH! Ce héros méritait mieux, pour le final, que cette prise de conscience sortie de nulle part sur l’importance du couple et des relations sérieuses.
- Justin: Dieu tout puissant, comment un enfant si chouchou dans la saison 1 a-t-il pu se transformer en brindille disgrâcieuse à la voix nasillarde? Sincèrement, par moments, je croyais voir Liza Minelli. J’ai un hénaurme doute sur cette micro-storyline réglée en deux épisodes -pourquoi faire tout un pataquès du coming-out d’un personnage ouvertement homo depuis le début de la série?
- Amanda: un autre personnage extraordinaire, dont je perpétuerai le souvenir jusqu’à ma mort. Becki Newton réussit le tour de force d’être à la fois bombastic ET mignonne. Grâce à elle, j’ai appris à marcher en balançant exagérément le bras droit, le gauche étant replié sur la hanche. Depuis, mes entrées sont toujours réussies. Je suis heureux qu’on lui ait offert de chouettes perspectives, à savoir quitter son poste de réceptionniste éternelle pour devenir styliste. UN SPIN-OFF!!!
- Wilhelmina: si son magazine SLATER avait vu le jour, j’aurais postulé pour un job. Je ne cautionne pas le fait que Daniel lui offre le poste de rédactrice en chef, alors qu’il l’en a privée pendant 4 ans. Il aurait dû se conduire en gentleman et la laisser prendre le pouvoir à sa façon: perfide et féline. En matière de tailleurs ultra-cintrés avec maxi push-ups intégrés et sanglés de toute part, Willie m’a tout appris.

- Hilda: je l’aime tendrement, mais j’ai toujours regretté que son côté Bomba Latina soit de moins en moins mis en avant. Si sa rivalité avec Gina Gambarro, trop tôt disparue, avait perduré, nous aurions eu droit à des scènes d’anthologie.