April 28, 2010

Gossip Girl 3X19

L’épisode de Gossip Girl diffusé hier soir était assez touffu. Tous les personnages ont vu leur vie chamboulée, leur confiance trahie et leur coeur brisé. Il faut dire que c’est cette semaine qu’ont lieu, aux Etats-Unis, les sweeps. Si j’ai bien compris, il s’agit d’une vaste enquête menée par les instituts de sondages américains, genre Nielsen et analysant précisément l’audience des différentes séries. Plus ladite audience est conséquente et, j’imagine, diversifiée, plus les tarifs des plages publicitaires seront élevés. C’est la raison pour laquelle la CW, qui n’a guère que The Vampire Diaries qui fonctionne bien, a lancé une énième campagne d’affichage un peu provoc’ afin de relancer l’intérêt autour de Gossip Girl et de 90210, à base de spoilers stupides et d’accroches vues et revues (“The Bitch is back” -encore?!).

                 

Voici mes commentaires:

  • Le père de Serena, William van der Woodsen, est un “doctor” (on ne connaît pas sa spécialité -il a tout de même sauvé Lily du cancer, ce qui donne quelques indices). Les commentaires de Gossip Girl tout au long de l’épisode abondaient donc en métaphores médicales indues, la pire étant un jeu de mots foireux sur “Hippocratic” et “hypocrite”. GG devrait revenir à la concision 1er degré de ses débuts, lorsqu’elle faisait mouche à chaque fois. 
  • Jenny renâcle à manger les gaufres que Nate lui propose. Je comprends, elle est probablement anorexique, mais elle devrait songer à prendre des forces, histoire d’être en mesure de supporter les 8kgs d’extensions dégueulasses qui dégoulinent autour de son visage. Sérieusement, si on a pu envoyer des hommes sur la lune, un bon coiffeur saura redonner figure humaine à Taylor Momsen, non?! A la fin de l’épisode, elle semblait avoir assorti ses sourcils, ses lèvres et le contour de ses yeux, à tel point qu’elle avait l’air couverte de suie. Il est grand temps que cette petite garce sournoise s’en aille.
  • Nate et Little J. ont passé la nuit à jouer à la Wii et projettent d’aller voir l’expo Tim Burton au MoMA. Je déteste quand les personnages de GG ont une vie ordinaire -j’ai alors vraiment l’impression de perdre mon temps.
  • Little J. a dormi dans la chemise Hugo Boss que S. aime aussi emprunter à Nate pour la nuit. Boss?! Nate ne porterait pas de fringues vendues dans les grands magasins. A moins que ce ne soit une façon pas très subtile de nous faire comprendre sa médiocrité. 
  • Dans la limousine qui les emmène vers l’Upper East Side, Serena et sa mère commentent les récents événements, appuyées l’une contre l’autre. Lily avoue être stressée, et sa fille l’assure de son soutien. Et là, superbe cohérence des personnages ou manque de talent de Kelly Rutherford, la réaction de Lily est à la hauteur de son personnage de riche oisive égoïste. Elle esquisse une caresse absolument pas maternelle et vite interrompue. Brillant!
  • Blair a organisé un brunch auquel elle a convié douze célibataires de son milieu. Même elle ne semblait pas croire à cette idée absurde et vulgaire. Elle vitupère, s’effondre sur une ottomane, se lamente, dans une triste caricature d’elle-même. Elle va même jusqu’à interroger l’un des domestiques qui ose lui dire qu’elle est “hot”. Sur ce, Dorota, toujours aussi familière, lui assène un proverbe polonais sans queue ni tête. MAIS QUE SE PASSE-T-IL?!  Il n’y a donc plus rien de sacré? 
  • Scène indue entre Chuck, qui ramène deux pouffiasses en pleine journée (réminiscence grossière de la saison 1), et Jenny, à qui il conseille de chopper Nate afin que Serena le largue, parce qu’il veut récupérer son meilleur ami. W-T-F. C’est aussi confus pour vous que ça l’était pour moi. Ces gens aiment tellement leurs petites roueries permanentes qu’ils en deviennent grotesques.
  • Je suis d’accord avec le NY Magazine: Jenny a oublié UN PEU rapidement que Chuck a essayé de la violer.
  • Blair débarque chez Chuck, toujours étrangement craquant dans son peignoir mauve. Elle l’accuse de saboter ses projets sentimentaux et d’avoir lancé une fatwa (sic) contre elle. Elle reprendra cette expression bien neuf fois dans l’épisode. Queen B. n’est plus que l’ombre d’elle-même.
  • Les scènes entre Vanessa et Dan sont d’un ennui indescriptible. J’ai eu l’impression que le brushing de V. avait été fait entre deux prises au fer à repasser -ses cheveux étaient à la fois raides aux extrémités, tout bombés à la racine, morts sur toute leur longueur. Eurk, hors de ma vue.
  • J’oublie la “maladie” de Lily -elle s’obstine à ne pas la désigner autrement. Vous comprenez, dire les choses les rend réelles. Cut the crap!
  • La confrontation Serena/le père qui l’a abandonnée il y a quatorze ans tourne court. Serena, qui n’est pas très intelligente, reste sceptique mais ne se rend pas compte qu’on la prend pour la dernière des connes. Qui croira que Lily a, un jour, envisagé de déménager au Tibet? Classic S.: elle compare son année 1998 à celle qu’a vécu son papa, qui faisait alors de l’humanitaire au Congo. LOL!
  • William van der Woodsen (joué par William Baldwin) a l’oeil toujours un peu trouble. Je n’ai aucun mal à l’imaginer picoler avec Lily enceinte dans les années 90.
  • Jenny, Nate et Chuck partent en virée et commencent par une soirée étudiante, où, visiblement, peu de gens ont daigné venir. Pas crédible: Chuck Bass ne s’humilie pas dans des fêtes de huitième catégorie. Seul bon moment: la psychopathe qui drague Dan un peu agressivement demande à haute voix, en voyant passer Jenny, “Who’s that slut?”. C’est exactement ça.
  • Blair retrouve un peu de son panache dans son monologue final -le propos est affreusement mièvre, mais la manière est là. Pourvu qu’elle garde ce cap!
  • J’ai songé que GG devrait convier quelques guest-stars bien ciblées, genre Tinsley Mortimer ou Olivia Palermo (mon idole, présente dans “The City” de MTV) pour les socialites new-yorkaises, ou Charlotte Casiraghi (mon obsession du moment), voire ses frères!, pour la royauté européenne. 
  • Tout s’accélère dans les dernières minutes: Dan et Vanessa, les deux pandas de la série, se réconcilient (je crois? j’ai dû couper le son); S. consent à faire un hug à son père, en lui plantant profondément ses ongles french manucurés dans le dos (assez effrayant); S. confond Little J. devant Nate, qui la congédie sèchement (VICTOIRE), permettant à S. de lui parler à coeur ouvert du cancer de sa mère. OMG, sacrée rime intérieure que je viens de faire :)

Strike a Pose

I couldn't help but wonder...